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Les lettres françaises, 20 novembre 1958.
Expressionniste et abstraction font bon ménage dans l’œuvre d’Oscar Gauthier. Son style s’exaspère, se fait toujours plus violent peut-être plus expressif.
Les toiles les plus anciennes illustrent surtout un patient travail de la matière, une matière riche, grasse, colorées où les teintes se mêlent en faisceau sans se mélanger. Depuis, la touche s’est élargie, a gagné en force, en audace.sur le fond qui s’efface discrètement, ce sont des apostrophes de jaune, de rouges, de verts qui éclabousse la vue, se rejoignent, se séparent en un déconcertant bouquet de plumes improvisé, souvent élégant et toujours baroque.
On reste ébloui et un peu angoissé devant cette exposition un peu désespéré de couleurs. On se demande jusqu’où ira Oscar Gauthier. Jusqu'à la folie comme Van Gogh ? ou rentrera-t-il dans l’anonymat des grisailles, comme ses précurseurs les cubistes.
Georges Boudaille
Journal des Arts, n° 51, janvier 1959
Oscar Gauthier a abandonné le style compact qui le caractérisait il y a peu pour s’autoriser plus de liberté. Maniant la couleur avec des dons authentiques et une vitalité pleine de séduction, il nous propose l’évocation de la forêt vierge qui ne peut que capter notre attention par sa richesse interne et sa puissance d’évocation.
J.A. Cartier
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